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     Tennis, médecine et dopage

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    Invité



    MessageSujet: Tennis, médecine et dopage   Dim 17 Aoû - 19:01

    Bien que seuls des cas ponctuels ont été repérés et sanctionnés ces dernières années, le tennis est touché par le dopage depuis au moins les années 1950.

    Le premier cas connu de dopage dans le tennis concerne l'Espagnol Andres Gimeno, vainqueur du Britannique Michael Davies lors d’une rencontre de Coupe Davis en 1959 et qui a reconnu avoir reçu pendant deux mois des injections à fortes doses de testostérone. whistle Les premiers contrôles anti-dopage ont été effectué à la fin des années 1980 et ont permis de confondre au début des années 1990 le Suédois Mats Wilander et le Tchèque Karel Nováček contrôlés positifs à la cocaïne, ainsi que l’Espagnol Ignacio Truyol positif aux stéroïdes.

    Depuis la fin des années 1990, le renforcement des contrôles ont permis de confondre plusieurs joueurs au plus haut niveau.

    Le premier cas rendu public a concerné le Tchèque Petr Korda.

    L'argentin Mariano Puerta a été contrôlé positif en 2003 au clenbuterol et condamné à 9 mois de suspension. Finaliste à Roland Garros en 2005, il fut à nouveau contrôlé positif, cette fois-ci à un anabolisant. Puerta a alors été condamné à une suspension de huit ans (qui signifiait la fin de sa carrière), réduite à deux ans en appel. Le rôle de cette suspension record était de dissuader les joueurs de consommer des substances illicites. Cependant, d'autres cas ont été signalés depuis. Ainsi, la jeune bulgare Sesil Karatantcheva a été contrôlée positive à la nandrolone en 2005, alors qu'elle n'avait que seize ans. Le compatriote de Puerta, Guillermo Cañas a lui été condamné à une suspension de deux ans en 2005, pour usage de produits dopants. Une suspension revue finalement à la baisse (15 mois), le caractère involontaire de l'absorption ayant été établi.

    Le tennis est réputé comme étant une discipline exigeante pour le corps, et particulièrement pour le dos, car il nécessite l'intervention de nombreux muscles, notamment au service. Parmi les blessures les plus fréquentes chez les tennismen, on peut citer l'épicondylite aiguë, plus connue sous le nom anglais de tennis elbow. Il s'agit d'une inflammation (tendinite) du coude due notamment aux vibrations de la raquette lors de la frappe de la balle. Elle a été amplifiée par leur grande dimension. Les fabricants mettent en avant leur nouvelle conception et les matériaux composites censés réduire ces nuisances.

    Mais le tennis elbow n'est pas la seule blessure fréquente au tennis, de nombreux joueurs se font des entorses à la cheville, ou encore des tendinites. La plupart de ces blessures peuvent être évitées grâce à un échauffement de qualité associé à des étirements sérieux en fin de partie ainsi qu'à une bonne hydratation.

    Il est aussi à noter pour les sportifs que cette inflammation est aussi présente chez de nombreux gardiens de handball.
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    PeteSampras



    Nombre de messages: 576
    Date d'inscription: 14/06/2008

    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Dim 17 Aoû - 19:09

    baguette
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    Vydev
    Grand gourou à poil roux


    Nombre de messages: 20315
    Date d'inscription: 12/06/2008

    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Dim 17 Aoû - 21:03

    Voici une liste quasi exhaustive des joueurs de tennis pris par la patrouille ou qui ont avoué
    A noter qu'en cas de demande de la CNIL, cette liste serait supprimée
    http://www.cnil.fr/index.php?id=1843&news=11&news=271&cHash=528c203da7


    . Karol Beck - Clenbuterol - 2006
    . Alex Bogomolov Jr. - Salbutamol - 2005
    . Guillermo Cañas - Hydrochlorothiazide - 2005
    . Juan Ignacio Chela - Metil-testosterone - 2000
    . Guillermo Coria - Nandrolone - 2001 mais blanchi
    . Lourdes Domínguez Lino - Cocaine - 2002
    . Anthony Dupuis - Salbutamol - 2006
    . Martina Hingis - Cocaine - 2007
    . Mariano Hood - Finasteride - 2005
    . Andres Gimeno - Téstostérone - 1959 - aveux
    . Sesil Karatantcheva - Nandrolone - 2005
    . Petr Korda - Nandrolone - 1998
    . Stefan Koubek - Glucocorticoïdes - 2004
    . Svetlana Kuznetsova - Ephédrine - 2004 mais blanchie
    . Simon Larose - Cocaine - 2004
    . Larissa Neiland - Caféine - 1999
    . Karel Novacek - Cocaine - 1995
    . John McEnroe - Stéroides - aveux
    . Mariano Puerta - Etilefrine, clenbuterol - 2003
    . Greg Rusedski - Nandrolone - 2003 mais blanchi
    . Bohdan Ulihrach - Nandrolone - 2003 mais blanchi
    . Samantha Reeves - Nandrolone - 1997
    . Ignacio Truyol - Stéroides - 1996
    . Filippo Volandri - Salbutamol - 2009 mais blanchi
    . Mats Wilander - Cocaine - 1995


    Dernière édition par Vydev le Sam 9 Mai - 22:40, édité 8 fois
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    kama sutra



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Lun 18 Aoû - 9:24

    c'est pas exagéré ça reste un sport propre jap
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    Astrodoudou



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Lun 18 Aoû - 16:18

    kama sutra a écrit:
    c'est pas exagéré ça reste un sport propre jap


    Y a quand meme pas mal de joueurs qui ont dit que y avait bcp de dopage dans le tennis.

    En France, on a controlé positif des jeunes de 16 ans dans des tournois pas super cotés.

    J'ai aussi entendu plusieurs fois des rumeurs sur des demi-finalistes ou finalistes de RG controlés positifs mais étouffés.

    On remarquera que les dopés connus ne viennent jamais de pays importants et riches... certaines fédés ont visiblement les moyens d'étouffer des scandales.
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    KID 91



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Lun 18 Aoû - 16:35

    kama sutra a écrit:
    c'est pas exagéré ça reste un sport propre jap

    Ou un des nombreux sports où on a pas envie de s'attaquer au problème siffle
    On en choppe un ou deux de temps à autre pour faire style, mais rarement voir presque jamais de gros poissons... toujours des seconds couteaux smile
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    Vydev
    Grand gourou à poil roux


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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Mar 4 Nov - 18:41

    Un article sur le dopage dans le tennis

    http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=2391
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    luxsword



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Mar 4 Nov - 18:57

    Coria n'a-t-il pas finalement été blanchi ?
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    Vydev
    Grand gourou à poil roux


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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Mar 4 Nov - 19:00

    En effet...
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    joker



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Mar 4 Nov - 20:47

    y'a déjà un topic sur nadal siffle
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    monceau



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Mar 4 Nov - 21:27

    joker a écrit:
    y'a déjà un topic sur nadal siffle

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    Vydev
    Grand gourou à poil roux


    Nombre de messages: 20315
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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Jeu 1 Oct - 22:02

    Wickmayer et Malisse convoqués

    L'agence de presse Belga annonce jeudi que Yanina Wickmayer et Xavier Malisse ont été convoqués par la commission de discipline du Tribunal Flamand antidopage (VDT) pour des défauts de localisation. Wickmayer, récente demi-finaliste à l'US Open, et Malisse, 153e joueur mondial, n'auraient pas rempli de manière adéquate les formulaires ADAMS (Anti-Doping Administration and Management System), qui obligent les sportifs à fournir leur emploi du temps des prochains trois mois via internet ou par SMS. Malisse, qui, selon Belga, se serait par ailleurs soustrait à un contrôle, comparaîtra le jeudi 8 octobre à Gand devant le VDT et Wickmayer le fera deux semaines plus tard, le 22 octobre.

    http://www.lequipe.fr

    siffle
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    Curtis



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Jeu 1 Oct - 22:22

    j'avais pas vu ce topic sur le dopage,

    personnellement je m'interroge sur les cas de mononucléose, de virus bizarre, d'état de fatigue généralisée que les joueurs rencontrent parfois et qui leur sert de pretexte pour zapper les tournois,

    car j'avais lu quelque part que ces symptômes pouvaient trahir l'utilisation de la technique d'auto-transfusion sanguine qui apporte un maximum de globules rouges afin d'améliorer l'oxygénation, ce qui permet une bien meilleure endurance durant les matchs,

    l'autotransfusion d'après les spécialistes est la technique de dopage qui est de loin la plus efficace et quasiment indétectable, elle a remplacé l'utilisation de l'EPO et ses dérivés à cause du risque trop élevé de se faire chopper,

    le revers de la médaille c'est que cette technique de dopage nécessite une certaine expertise et du matos de qualité pour éviter les infections et le surdosage qui provoquent alors l'effet inverse ( fragilité du système immunitaire, le sportif va alors chopper très facilement des maladies et divers virus qu'une personne normale aurait évité sans soucis )

    avoir aussi une bonne logistique et une bonne organisation pour ne pas éveiller l'attention de la police ( les poches de sang qui se baladent, les seringues, faut pas oublier de jeter ça proprement dans les délais pour ne pas se faire chopper en cas de contrôle impromptu de la police anti-dopage )
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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Jeu 1 Oct - 22:30

    Il serait absurde de penser que si dopage il y a, ça se ferait à l'insu de l'ATP baguette
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    Curtis



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Jeu 1 Oct - 22:34

    le jour où quelqu'un à l'ATP brisera l'omerta sur ce sujet ça va faire des dégâts mrgreen
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    Vydev
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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Jeu 1 Oct - 22:42

    Pour la mono, faut voir aussi que ce sont des athlètes de haut niveau qui poussent à bout l'organisme. En conséquence, ils sont plus sensibles aux infections. On a pas attendu les auto-transfusions pour avoir des cas de mono. Connors par exemple en a eu une en cours de carrière.
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    Curtis



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Ven 2 Oct - 5:58

    Vydev a écrit:
    On a pas attendu les auto-transfusions pour avoir des cas de mono. Connors par exemple en a eu une en cours de carrière.


    les autotransfusions c'est une vieille technique de dopage qui date depuis les années 50 mrgreen
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    Vydev
    Grand gourou à poil roux


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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Ven 2 Oct - 7:05

    Plutôt les années 70, c'est vrai. Il me semble quand même que c'était surtout employé en athlétisme. Après, pas de raison que le tennis n'ait pas été touché en effet. On sait déjà que certains se réhydrataient par perfusion (McEnroe et Connors). Mais traditionnellement, c'est l'athlétisme, le cyclisme, voire la natation qui sont à la pointe des nouvelles méthodes de dopage. mrgreen
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    Corduroy



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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Jeu 5 Nov - 20:15

    RMC / Sport / Tennis / Divers

    Tennis – Dopage

    Wickmayer et Malisse suspendus un an

    La rédaction - RMC.fr, le 05/11/2009
    Le tribunal antidopage flamand a suspendu jeudi pour un an les Belges Yanina Wickmayer et Xavier Malisse pour manquements dans la transmission des informations de localisation.

    Demi-finaliste du dernier US Open, Yanina Wickmayer (20 ans, 18e mondiale) a écopé d’une année de suspension pour avoir mal rempli, à plusieurs reprises, des formulaires de localisation, annonce l’agence de presse Belga. Son compatriote Xavier Malisse (29 ans, 95e mondial) a été suspendu pour la même durée pour des manquements similaires, mais également pour avoir manqué un contrôle antidopage. Les deux joueurs belges auraient décidé de faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).
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    MessageSujet: Re: Tennis, médecine et dopage   Ven 1 Oct - 15:14

    Tennis et dopage


    Car oui, un jour, il faut bien aborder les sujets qui fâchent. Du tennis et du doping, nous tous, sur ce forum, avons beaucoup glosé sans jamais réellement s’arrêter sur le sujet: pas l’envie? la peur de se retrouver face à nos propres contradictions? Alors, peut-être est-il temps d’aborder ce qui doit être le seul sujet majeur qui n’ait jamais été abordé sur la Vox tennis. En essayant de ne verser ni dans la candeur ni dans la paranoïa.

    Historique des cas positifs
    En tennis, le dopage n’existe (presque) pas. Il est le seul sport miraculeusement épargné par ce fléau qui frappe les cousins cyclisme, football, athlétisme...

    Pour y trouver trace d’un cas de dopage, il faut attendre 1995. Cette année-là, deux vieilles gloires, Mats Wilander et Karel Novacek, sont contrôlées positives à la cocaïne lors d’un double à Roland-Garros. La coke, produit prohibé mais pas précisément réputé pour son efficacité en terme d’améliorations des performances. Venant de deux champions en bout de course, qui sont connus pour ne plus nourrir la moindre ambition tennistique (ils passent plus de temps à faire la fête qu’à s’entraîner), on considère qu’il s’agit d’un écart en soirée et on passe l’éponge. De toute façon, quelques mois plus tard, Wilander comme Novacek remiseront les raquettes.
    1996; pas de pitié pour les sans-grades. Ignacio Truyol, Espagnol de 23 ans, joue surtout en Challengers, et commence à avoir des résultats intéressants. Pas de pot, il est contrôlé positif aux stéroïdes anabolisants. La sanction tombe: un an de suspension. Il tentera bien de revenir par la suite, sans succès.

    Et puis survient le vrai coup de tonnerre: en 1998, quelques semaines après son sacre miraculeux à l’Open d’Australie, le Tchèque Petr Korda est à son tour pris par la patrouille. Positif à la nandrolone. L’ATP, embarrassé, ne le suspend pourtant pas. Un procès s’engage entre le joueur et le Tribunal arbitraire du sport (TAS). En jeu, le titre australien de Korda et ses gains amassés sur cette première partie d’année 1998. Pendant ce temps, le Tchèque continue à jouer. Et, tel un pestiféré, provoque le malaise. Dans les allées, on l’évite soigneusement. Nombreux sont alors les joueurs qui se désolidarisent. Exemple le plus marquant: l’Espagnol Galo Blanco qui, éliminé par Korda à l’Open d’Australie 1999, refuse de serrer la main de son vainqueur, lâchant ostensiblement qu’il ne «serre pas la main aux tricheurs». Ambiance sur le court. Quant à Todd Martin, qui mettra fin à la mascarade en éliminant le Tchèque deux tours plus tard, il ne sait plus où se mettre durant la conférence de presse d’après-match, où il n’est question que de Korda. Le Tchèque décide finalement d’arrêter les frais et met un terme à sa carrière un peu plus tard dans la saison. Il reste à ce jour le seul vainqueur d’un tournoi du Grand Chelem contrôlé positif.

    Nous entrons dans le XXIe siècle et l’Argentine se met alors à elle seule à tripler le nombre de tennismen positifs: 2000, Juan Ignacio Chela, 50e mondial et joueur en devenir, pris aux stéroïdes: trois mois de suspension. 2001: Guillermo Coria, 19 ans et lui aussi en pleine bourre: sept mois de suspension pour prise de nandrolone. Mais l’Argentin est un finaud: il fera un procès à la compagnie d’aliments alimentaires qu’il tient pour responsable de ce contrôle positif. Un arrangement à l’amiable sera finalement trouvé en 2004 et, à défaut de gagner Roland-Garros, l’Argentin s’octroiera un bel extra financier. 2003, Mariano Puerta est a son tour pris par la patrouille. En 2005, c’est au tour de Guillermo Canas: deux ans de suspension. Il reviendra aussi fort qu’avant en 2007. Quelques semaines après Canas, c’est à Mariano Puerta de remettre ça. Suspendu huit ans (c’était pour dire de ne pas le suspendre à vie, comme le veut la réglementation en cas de second contrôle), sa peine sera finalement commuée à deux ans. Mariano a donc repris la compétition en 2007, et se maintient depuis aux alentours de la 150e place mondiale. Sans oublier d’ajouter à la liste le très bon joueur de double, toujours gaucho, Mariano Hood.

    Quand Greg s’en mêle...

    Mais le dopage ne touche pas que les Argentins. D’autres joueurs sont accusés mais, souvent, sont blanchis par l’ATP. C’est ainsi qu’en 2003, les choses semblent décidément s’accélérer: l’association des tennismen professionnels annonce que sept joueurs ont été contrôlés positifs à la nandrolone. L’émotion est à son comble. Mais, quelques jours plus tard, la marche arrière est enclenchée. Six joueurs sont blanchis: c’est l’ATP lui-même qui aurait fourni des compléments alimentaires contenant les substances interdites. Un seul joueur demeure inquiété, et la presse divulgue son nom: le Tchèque Bohdan Ulihrach. Lui se voit suspendu deux ans. Puis, au bout d’un an, bénéficie d’un mea culpa: lui aussi à été victime d’un médicament prescrit par l’ATP, mais qui était entré peu de temps auparavant dans la catégorie «produits dopants». Un an de perdu, mais Bohdan peut revenir.

    Enfin, dernière flambée en date, en 2004: le Britannique Greg Rusedski est à son tour pris, toujours à la nandrolone. Mais il ne se démonte pas: il organise des conférences de presse en clamant que, s’il tombe, il aura des noms à déballer. Et précise qu’environ la moitié des joueurs du Top 100 sont à sa connaissance dopés. Rapport de cause à effet ou simple coïncidence? Toujours est-il que toutes les poursuites sont abandonnées. Dans la foulée, John McEnroe himself met les pieds dans le plat en avouant avoir pris des stéroïdes dans sa carrière. Tollé général, mais pas tant que ça. On ne touche pas à Big Mac. Et puis, vingt ans après, il y a prescription.

    Circonstances atténuantes également pour Svetlana Kuznetsova: fin 2004, l’alors récente gagnante de l’US Open est contrôlée positive à l’éphédrine lors d’une exhibition en Belgique. Larry Scott, directeur exécutif de la WTA, monte en personne au créneau, expliquant que Svetlana «soignait un rhume». L’éphédrine n’étant interdite qu’en compétition, et le contrôle ayant eu lieu hors compétition, Kuznetsova est absoute.

    Moins de pitié pour Karol Beck, le Slovaque, grand artisan de la qualification de son pays pour la finale de Coupe Davis 2005: deux ans de suspension. Idem pour la jeune Bulgare Karatantcheva, 15 ans et quart de finaliste à Roland-Garros cette même année 2005. Même sanction de deux ans. Mais, à 15 ans, on a le temps de revenir.

    A ce jour, le dernier joueur contrôlé positif est une joueuse: la Suissesse Martina Hingis, en 2007, qui annonce dans la foulée sa retraite sportive. Là aussi, comme pour Wilander douze ans plus tôt, il est question de cocaïne, de soirée et de star déclinante. La boucle est bouclée. Une douzaine de joueurs positifs en plus d’une décennie. Un bilan à faire rêver le cyclisme? Ou un miroir aux alouettes?

    Qui décide de quoi?

    Vous avez dit «opacité»? Arrêtons-nous un instant sur le fonctionnement des contrôles antidoping dans le monde merveilleux de la petite balle jaune.
    En tennis, la plus haute autorité n’appartient pas à la Fédération internationale (ITF), comme dans la plupart des autres disciplines sportives. Elle est détenue par l’association des joueurs (ou joueuses) professionnels (ATP ou WTA). Autrement dit, les joueurs sont jugés par des pairs. Chez les hommes, c’est l’ATP qui s’occupe de l’image de son sport. Son conseil d’administration se compose de 13 membres: trois organisateurs de tournois, trois représentants de joueurs, et sept autres personnes, dont le président Etienne De Villiers, ancien ponte chez Walt Disney.

    L’ITF, théoriquement censée être l’organisme prédominant, ne l’est en fait pas tant que ça: si elle conserve la mainmise sur l’organisation de certaines épreuves historiques (Grands Chelems, Jeux Olympiques, Coupe Davis, Fed Cup...), la plupart des décisions restent prises par l’association des joueurs.
    Cette dualité à la tête du tennis a fait qu’il a fallu attendre 1993 pour voir les deux parties tomber d’accord sur un programme commun de lutte antidopage, qui délimite les produits interdits, les procédures de dépistage et bien sûr les sanctions. Tout cela approuvé par l’AMA (agence mondiale antidopage).
    Concrètement, c’est donc l’ITF qui procède aux contrôles, déléguant leur exécution à une société suédoise qui envoie à son tour les échantillons dans un laboratoire de Montréal, accrédité par l’AMA. Jusque-là, tout va bien. Sauf que...

    Sauf que, pour procéder à un contrôle, pendant ou hors compétition, l’ITF doit d’abord obtenir l’aval de l’ATP (ou de la WTA, qui fonctionne selon le même procédé). Autrement dit, il faut l’autorisation des joueurs pour contrôler d’autres joueurs.

    En outre, cela augmente considérablement le nombre de gens au courant des contrôles inopinés qui sont programmés. Et notamment des gens proches des milieux à contrôler. Ce qui aboutit à des résultats étonnants: Nathalie Tauziat témoigne ainsi avoir déjà été prévenue à l’avance d’un contrôle inopiné! Elle ajoute: «Il y a un principe du silence qui prévaut: on voit souvent des filles disparaître du circuit pendant six mois ou un an, sans trop savoir si elles sont blessées ou si elles purgent une suspension pour un contrôle positif qui n’aurait pas été ébruité».

    On en vient alors à s’interroger sur ce tennis à deux vitesses: pourquoi les seuls joueurs contrôlés sont-ils toujours des sans-grades ou des vieilles gloires en fin de carrière? Et pourquoi aussi les joueurs qui refusent la langue de bois se voient-ils rappelé à l’ordre?

    Ainsi les mésaventures survenues à Christophe Rochus ou Nicolas Escudé ne vont pas dans le sens d’une amélioration de l’image de l’ATP: lors de l’Open d’Australie 2003, le premier fit part aux journalistes de ses soupçons, disant que des produits interdits circulaient dans les vestiaires, notamment parmi les joueurs argentins. «A l’époque, on m’avait fait comprendre qu’on n’avait pas le droit de parler de ça dans le tennis... Les faits ont pourtant démontré que je n’avais pas tout à fait tort». Idem pour Nicolas Escudé qui, pour avoir émis des doutes sur «certains joueurs plus frais au cinquième set qu’au premier», se vit infliger une lourde amende et dû faire des excuses publiques pour éviter de se faire exclure du circuit.
    Difficile dès lors d’avoir grande confiance en la volonté des instances dirigeantes de vraiment s’investir dans la lutte contre la triche. Et du coup de contribuer indirectement à alimenter ce phénomène très humain qui s’appelle la rumeur: «Untel est trop musclé, c’est pas possible», «Untel a de trop bons résultats, c’est pas naturel»... Rien de bien concret mais des insinuations persistantes nourries par le «on nous cache tout, on nous dit rien».
    Quoi qu’il en soit, l’honneur reste sauf. Loin du foot, cyclisme, athlétisme, natation and co, le tennis reste officiellement l’un des sports majeurs les plus épargnés par le dopage.

    La prime au talent?

    Pour se rassurer, les optimistes argueront que le tennis recèle de toute manière une large dimension technique qui ne s’apprend pas en ingérant des produits chimiques. Masquer une amortie, déposer une volée rétro, réussir un revers croisé court... Tout ça, c’est du talent, du travail, et rien d’autre. Ce ne sont pas des stéroïdes qui ont conféré son exceptionnelle volée à John McEnroe! Pourtant, «Big Mac» en a pris.

    Ce qui amène à s’intéresser aux différents aspects de ce sport qui peuvent être améliorés par l’apport de produits extérieurs:

    * la puissance de frappe (stéroïdes anabolisants, nandrolone)
    * l’endurance et/ou l’atténuation de la fatigue (corticoïdes, éphédrine, nandrolone)
    * la concentration (éphédrine)

    Ces «caractéristiques améliorables» expliquent en grande partie pourquoi les joueurs au tennis très physique, les marathoniens des courts et/ou crocodiles de terre battue, sont plus souvent brocardés que les autres.

    Nicolas Escudé encore: «je peux vous dire que le tennis moderne, ce n’est pas seulement de la technique. C’est aussi du physique. Beaucoup même! Donc je ne pense pas qu’il existe des produits pour devenir un meilleur joueur. En revanche, ils peuvent aider à se maintenir au top plus longtemps.» Et de conclure: «il n’est pas nécessaire de se doper pour sortir un grand match. Mais pour tenir toute la saison, là, c’est différent».

    Alors, où se situe la vérité? Tous propres sauf les Argentins, comme semble grosso modo le défendre l’ATP? Au moins la moitié du Top 100 chargée, comme le soutient Greg Rusedski? Ou tous dopés, comme diront les Cassandre les plus désabusées?

    Impossible d’émettre d’avis tranché. A chacun, à mi-chemin entre passion et raison, de se faire son opinion.

    http://www.sportvox.fr/article.php3?id_article=23091

    Bibliographie:
    Sport et vie, hors-série n°28, 2007
    Divers Tennis Magazine ou Année du tennis
    Presse générale: «Le Monde», «La Dépêche»...
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    Tennis, médecine et dopage

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