La petite soeur


Un jour, une joueuse : Urszula RadwanskaUrszula Radwanska joue en Grand Chelem pour la première fois de sa carrière. A Wimbledon, la soeur d'Agnieszka a passé le 1er tour en battant la Tchèque Klara Zakopalova et a gagné le droit d'affronter au 2e tour Serena Williams, qui a réussi à se faire un prénom après sa soeur Venus.
. PRESENTATION DE LA JOUEUSEUrszula n'a pas encore 18 ans. Née le 7 décembre 1990, cette joueuse polonaise est 190e mondiale et surtout connue pour être la soeur cadette d'Agnieszka, aujourd'hui 14e mondiale à l'âge de la majorité. Elle débuta sa carrière professionnelle l'an passé, à Varsovie en tant qu'invitée, où elle s'est inclinée dès le 1er tour face à Venus Williams. Sa première victoire sur le circuit WTA était à Istanbul, là même où elle a remporté son seul titre WTA, en double avec sa soeur.
Son palmarès individuel est assez léger, son meilleur parcours étant un quart de finale à Bangkok en 2007 sur le circuit WTA, et un titre ITF à Bath en Angleterre en 2006. Cette année, le circuit professionnel est privilégié pour de bon. Elle n'a participé à l'Open d'Australie, ni à Roland-Garros en simple dames. Wimbledon lui permet de disputer son premier tournoi du Grand Chelem en carrière.
. CE QU'EN PENSE SA SOEUR, AGNIESZKAComment se passe vos entraînements, de quoi parlez-vous avec votre soeur Urszula ?A.R. : On parle de tout ! Comme dans une famille normale... sauf qu'on est sur le court. Il faut dire que le terrain de tennis, c'est un peu notre maison puisqu'on y passe plusieurs heures par jour. C'est logique qu'on n'ait pas beaucoup de moments toutes les deux où l'on puisse s'asseoir. Un coup on va à l'école, ensuite on va à l'entraînement... Nous sommes rarement en Pologne et quand on y est, on a des milliers de choses à régler donc on parle de tout ça.
Comment expliquez-vous votre différence de caractère avec Urszula sur le court, vous plutôt posée et elle démonstrative ?A.R. : C'est vrai que, de nous deux, je suis calme alors qu'elle est plutôt explosive mais cela va forcément changer car dans les tournois seniors, on ne peut pas partir dans tous les sens comme cela. Maintenant, je sais à quoi cela ressemble et j'ai un peu plus d'expérience qu'elle. J'ai déjà joué les plus gros tournois du monde et je pense qu'elle va apprendre et qu'elle va se calmer. Il faut dire qu'elle vient seulement d'arrêter de jouer chez les juniors cette année.
Vous donnez-vous beaucoup de conseils ?A.R. : A vrai dire, on n'a pas beaucoup de conseils à se donner car elle vient souvent avec moi, même si elle ne joue pas, donc elle apprend à connaître mes adversaires, elle regarde les matches. Simplement, si elle aborde un match sans trop de repères alors évidemment on s'aide.
Le tennis féminin a considérablement évolué au cours des dernières années. L'hégémonie américaine et occidentale a cédé sa place à l'émergence des pays de l'est...A.R. : C'est vrai. Il y a surtout des Russes, on ne peut pas le nier. A côté de cela il y a les Ukrainiennes, les Biélorusses, etc... Si on fait le compte, il y a énormément de russophones. Si on veut parvenir loin dans un tournoi, il faut systématiquement en battre deux ou trois. C'était déjà comme ça chez les juniors et ça n'a pas changé sur le circuit professionnel. Il est évident que la Russie est un pays puissant et qu'il en sort de très bonnes joueuses. Mais il y a aussi beaucoup d'Italiennes et de Françaises et ce sont aussi des pays qui forment de très bonnes joueuses.
Comment vous situez-vous au milieu de toutes ses joueuses? Le contact est-il bon ?A.R. : Oui bien sûr ! Certaines se connaissent depuis deux ans, d'autres depuis douze ! C'est un peu comme une classe à l'école. On se voit toutes les semaines. Hormis novembre et décembre qui sont un peu en dehors de la saison, on passe dix mois de l'année ensemble. Nous sommes toutes amies. Effectivement, sur le terrain, nous sommes des adversaires mais ce n'est plus le cas en dehors.
Y a-t-il des joueuses avec lesquelles vous êtes un peu plus liées qu'avec d'autres ?A.R. : J'ai les meilleurs rapports avec les joueuses qui parlent le polonais comme par exemple Caroline Wozniacki (ndlr: Danoise d'origine polonaise), mais au final je connais chacune des joueuses et sincèrement je suis amie avec toutes. Etant donné qu'on se croise toutes dans les vestiaires, au restaurant, dans l'espace pour les joueurs, il est vraiment possible de connaître tout le monde et de se faire des amies.
http://www.eurosport.fr