Nombre de messages: 5929 Age: 22 Date d'inscription: 12/06/2008
Sujet: Re: Arbitres internationaux célèbres Mar 5 Jan - 1:56
On pourrait pas rebaptiser le topic "arbitres internationaux célèbres" ?
Alors dans ma liste noire c'est Sandra de Jenken, qui a quand même quelques énormes boulettes à son palmarès(elle n'arbitre plus et a une belle carrière, je le concède).
Je sais que peu vont partager mon opinion d'autant que les médias Français l'ont élevé au rang de GOAT des arbitres mais ce titre est selon moi usurpé car elle a été trop souvent médiocre à mon gout.
Nombre de messages: 2159 Date d'inscription: 14/09/2009
Sujet: Re: Arbitres internationaux célèbres Mar 5 Jan - 3:42
Portrait de Mohamed Lahyani
Avec les Alami, Aynaoui, Arazi, le Maroc a connu son âge d’or du tennis. Mohamed Lahyani assure la relève, mais du haut de sa chaise d’arbitre international de très haute volée. Rencontre.
A Son visage jovial creusé de deux fossettes est devenu presque aussi connu que celui des joueurs qu’il arbitre. Depuis plus de 15 ans, Mohamed Lahyani sillonne la planète tennis. Avec son charisme, son œil de lynx, son rire et sa décontraction, ce Suédois d’origine marocaine est devenu une référence en matière d’arbitrage. Un baromètre des courts. Mieux, il est l’un des juges les plus appréciés par les joueurs. A Tétouan, sa ville natale où il est venu se reposer, Mohamed Lahyani nous explique, sous un crachin automnal, qu’il était à mille lieux de s’imaginer qu’il se lancerait un jour dans ce métier. Une seconde balle et quelques explications s’imposent.
Déclic au Swedish Master Quand ses parents émigrent en Suède, le petit Mohamed est un bébé d’un an. Il grandit à Uppsala, petite ville à 70 km de Stockholm, célèbre pour sa prestigieuse université. L’adolescent sportif joue au basket, au volley et au tennis, sans jamais envisager virer pro. Il suit un cursus de sport-études mais aussi des études de cuisine et de management pour aider la fratrie, devenue propriétaire d’un restaurant et d’une salle de gym réservée aux femmes. C’est au Swedish Master de 1983 que le déclic se produit. “On a fait appel à moi pour donner un coup de main. J’ai adoré mon rôle d’arbitre, surtout que j’ai vu défiler les Borg, Wilander ou Edberg… A cette époque, la Suède avait de très grands joueurs”, glisse-t-il avec un accent tétouanais perlé, les yeux allumés par la passion. “J’ai tout de suite aimé la prise de décision et trancher sur des points chauds”. Les choses s’enchaînent très vite. Jusqu’en 1990, alors qu’il est étudiant, la fédération l’envoie chaque été arbitrer dans les tournois locaux. De petits tournois, sur moquette ou terre battue, à Bastad ou Stockholm, où il débute comme juge de ligne. “C’était mon “summer job”, j’y ai beaucoup appris. Mes frères, étant occupés au restaurant, je pouvais m’absenter”. En 1991, il obtient son badge blanc, première reconnaissance officielle de la profession. A l’instar des joueurs, il écume les tournois satellites et challengers pour gagner ses galons. Puis il est sélectionné comme juge de ligne pour les JO de Barcelone en 1992. “Là, j’ai rencontré toutes les fédérations et j’ai été invité partout : Wimbledon, Roland Garros, US Open...”. Les grands arbitres de l’époque, Lars Graf, Bruno Rebeu ou Rudi Berger, le repèrent. Mais la vie d’arbitre pro n’est pas une sinécure. “Pendant de nombreux mois, j’ai suivi une formation intensive. Trois jours par semaine, on passait une batterie de tests pour apprendre le métier”. Il y a aussi l’envers du décor, avoue-t-il : “Etre arbitre ne se résume pas au luxe de l’hôtel et des voyages, il y a aussi la solitude qu’on affronte. Beaucoup peuvent sombrer dans la dépression. Il faut avoir un caractère fort et une famille compréhensive”.
Voix chaude, vue d’aigle et “winning smile” Depuis 1993, date à laquelle il décroche son badge de bronze, il n’a pas manqué une seule édition de Wimbledon. Soit 17 Grands Chelems consécutifs au temple du grey flanel ! En 1995, Mohamed gravit un échelon de plus sur le chemin de l’excellence : il obtient le badge d’argent, synonyme de titres plus prestigieux à arbitrer. Sa voix chaude et veloutée résonne de plus en plus sur les courts. Elle devient familière pour les joueurs et le public. La même année, au tournoi de Bastad, il exclut Karim Alami pour jets de raquette. “C’est la pire décision que peut prendre un arbitre. Mais le superviseur m’a appuyé et même Karim m’a donné raison”. En 1997, c’est la consécration avec le badge d’or, qui fait de Mohamed Lahyani l’un des fleurons du corps arbitral. “Je voyage 30 semaines pour les tournois et j’arbitre en moyenne 500 matchs par an”. Les qualités d’un bon arbitre ? “Avoir une bonne vue, du caractère et une bonne communication avec les joueurs”. L’assistance technique vidéo (hawk eye), qui pallie l’arbitrage en cas de doute, aide bien les juges, selon lui “mais cela nous met plus de pression”. Et d’expliquer : “Je ne suis pas un dictateur sur le terrain. Je sais quand il faut être relax et quand il faut être sérieux”. En plus de 15 ans sur le circuit, Mohamed Lahyani n’a presque jamais été pris en défaut. Avec son “winning smile”, un clin d’œil ou un mot amical approprié, il a toujours su désamorcer les tensions entre deux joueurs pendant les matchs serrés. “Le plus important, c’est le respect que me prêtent les joueurs. Cela me donne beaucoup de confiance”.
Palmarès. Monsieur 5000 matchs Avec plus de 5000 matches arbitrés depuis le début de sa carrière, Mohamed Lahyani a vu défiler sous sa chaise les plus grands des décennies 1990 et 2000 : Edberg, Becker, Sampras, Agassi, Hewitt, Federer, Nadal, etc. Il n’est pas peu fier de sa constance au plus haut niveau : “C’est une chose d’arriver au sommet, c’en est une autre de s’y maintenir”. Quand on l’interroge sur les matchs les plus marquants de sa carrière, sa réponse fuse : le seul et unique duel ayant opposé Federer à Sampras à Wimbledon en 2001, “un match qui changea la face de l’histoire du tennis mondial”. Mohamed Lahyani se souvient aussi du match épique de 4 heures entre Nadal et Djokovic à Madrid en mai 2009 : “Je ne sais vraiment pas comment j’ai fait pour tenir 4h sur la chaise… L’excitation, peut-être”, s’amuse-t-il. Enfin, il retient la belle bagarre entre Hewitt et Nalbandian, au cœur de l’étuve de l’Australian Open en janvier 2005, qui s’achèvera à 2 heures du matin. “Le lendemain, un journal local publiait un article avec ma photo barrant la Une”. L’homme n’a pas la moindre peur de la lassitude : “Chaque match est différent. De nouvelles règles apparaissent et l’excitation est toujours là. Quand j’arbitre, je me sens comme un pilote”. Manque à son palmarès une finale de Grand Chelem.
Nombre de messages: 4222 Age: 20 Date d'inscription: 06/08/2008
Sujet: Re: Arbitres internationaux célèbres Mar 5 Jan - 12:36
Me souviens plus du nom de l'arbitre qui avait carrément oublié de comptabiliser un point dans un Tie Break de Wmibly y'a de ça 3-4 ans, un match de Venus Williams. Et les deux joueuses ne s'en étaient même pas aperçu, c'était assez énorme.
Nombre de messages: 4222 Age: 20 Date d'inscription: 06/08/2008
Sujet: Re: Arbitres internationaux célèbres Mar 5 Jan - 12:52
Effectivement, il avait pris cher d'ailleurs après à ce que j'ai pu retrouver:
Ted Watts, l'arbitre qui avait commis une erreur lors du second tie-break du match Venus Williams-Sprem a été écarté par les organisateurs. Alan Mills, le superviseur, a annoncé vendredi que c'était dans l'intérêt de tout le monde s'il n'intervenait plus dans le tournoi.
Nombre de messages: 2159 Date d'inscription: 14/09/2009
Sujet: Re: Arbitres internationaux célèbres Jeu 24 Juin - 11:06
Tweener a écrit:
Portrait de Mohamed Lahyani
Palmarès. Monsieur 5000 matchs Avec plus de 5000 matches arbitrés depuis le début de sa carrière, Mohamed Lahyani a vu défiler sous sa chaise les plus grands des décennies 1990 et 2000 : Edberg, Becker, Sampras, Agassi, Hewitt, Federer, Nadal, etc. Il n’est pas peu fier de sa constance au plus haut niveau : “C’est une chose d’arriver au sommet, c’en est une autre de s’y maintenir”. Quand on l’interroge sur les matchs les plus marquants de sa carrière, sa réponse fuse : le seul et unique duel ayant opposé Federer à Sampras à Wimbledon en 2001, “un match qui changea la face de l’histoire du tennis mondial”. Mohamed Lahyani se souvient aussi du match épique de 4 heures entre Nadal et Djokovic à Madrid en mai 2009 : “Je ne sais vraiment pas comment j’ai fait pour tenir 4h sur la chaise… L’excitation, peut-être”, s’amuse-t-il. Enfin, il retient la belle bagarre entre Hewitt et Nalbandian, au cœur de l’étuve de l’Australian Open en janvier 2005, qui s’achèvera à 2 heures du matin. “Le lendemain, un journal local publiait un article avec ma photo barrant la Une”. L’homme n’a pas la moindre peur de la lassitude : “Chaque match est différent. De nouvelles règles apparaissent et l’excitation est toujours là. Quand j’arbitre, je me sens comme un pilote”. Manque à son palmarès une finale de Grand Chelem.
Il vient encore d'arbitrer un match de légende franchement, il mérite sa première finale de GC
Nombre de messages: 5929 Age: 22 Date d'inscription: 12/06/2008
Sujet: Re: Arbitres internationaux célèbres Jeu 24 Juin - 11:11
Chapeau! Il a été exceptionnel de régularité. Mélange d'autorité et de diplomatie sans être pris en défaut, une confirmation! Il est clair qu'il l'a mérite!